VENDREDI SAINT -   2008 - QUIBERON

Hier soir, nous avons revécu la Cène au cours de laquelle, Jésus nous a dit : «  Ceci est mon Corps livré pour vous, ceci est mon Sang versé pour vous ».
Ce soir, nous venons de réentendre ce récit de la Passion selon Saint Jean et nous sommes réunis pour faire un choix essentiel :

  1. Ou bien l’arbre du monde où l’homme refuse d’obéir à Dieu.
  2. Ou bien l’arbre de la croix où Jésus, le Fils aimé du Père, obéit jusqu’au bout à son Père.

Deux arbres, un arbre qui pousse l’homme à refuser Dieu, un arbre sur lequel Jésus, le Fils de Dieu, va être crucifié pour qu’il devienne l’arbre du salut.
La Passion de saint Jean nous donne trois moyens pour pouvoir choisir la croix, l’arbre du salut.

 

Le premier de ces moyens c’est la croix.
Il n’y a pas de foi chrétienne sans la croix. Non pas que nous tombions dans quelque dolorisme, non pas que les souffrances soient capables de nous sauver, mais la croix comme étant le moyen choisi par Jésus pour aller jusqu’au bout de son amour pour le Père et pour tous les hommes, de tous les temps. Et je voudrais, ce soir, que nous accueillions la croix comme étant le seul instrument par lequel nous pouvons grandir car depuis notre baptême nous sommes appelés, jusqu’à notre dernier souffle, à grandir.
Il a fallu que Dieu devienne homme parmi nous pour nous montrer que la croix est le moyen, l’unique moyen pour grandir comme fils et fille de Dieu.
Premier moyen, la croix, sans la croix il n’y a pas de vie chrétienne possible. Telle est la certitude que nous recevons ce soir. Ne rejetons jamais la croix si nous voulons grandir dans la grâce de notre baptême.

 

Un deuxième cadeau, c’est l’Esprit Saint, en effet saint Jean nous dit dans sa première lettre que du cœur transpercé de Jésus, il est sorti du sang et de l’eau. Saint Jean situe la première Pentecôte sur la croix, alors que saint Luc la situe cinquante jours après. Alors que là, Jean et Marie, au pied de la croix, reçoivent tout l’Esprit de Jésus. En effet quand le texte nous disait :
«  Il rendit l’Esprit ».
Il a fallu la croix pour que le fils de Dieu puisse donner tout son Esprit à l’Eglise naissante au pied de la croix et nous ne pouvons pas grandir sans la croix, sans l’Esprit.

 

Enfin, un troisième cadeau, sur la croix Jésus nous donne sa Mère, Marie. Nous ne pouvons pas grandir sans Marie. La responsabilité de Marie ne s’est pas arrêtée quand Jésus a quitté Nazareth. Comme toute maman, elle a du l’enfanter jusqu’à la résurrection, elle a du l’enfanter dans son chemin de croix.
Voilà le troisième beau cadeau, frères et sœurs, que nous recevons ce soir en ce jour de la mort de Jésus notre bien aimé Sauveur. Prenons la croix, accueillons l’Esprit et prenons Marie chez nous avec Jean pour aller jusqu’au bout du chemin de notre baptême.