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Historique :
Un moine gallois fuyant l'invasion saxonne débarqua ici au VII ème siècle. C'était un disciple de David, évêque de Caerleon et futur saint patron du Pays de Galles. Il fonda un ermitage que tout naturellement il appela Llandewi (de Llan : enclos sacré et Dewi : David). Cela devint Landivy en breton et fut à son tour francisé en Lotivy.
Lotivy constitua le premier sanctuaire chrétien de la Presqu'île.
Au XI ème siècle, Lotivy servait de chapelle au manoir voisin du Lizo qu'occupaient les Ducs de Bretagne lors de leurs chasses en forêt de Quiberon. Cette forêt s'était étendue de Tiviec à Carnac et la Teignouse, mais ses parties basses furent noyées lorsque les eaux montèrent, vers la fin du premier millénaire.
Lotivy fut en 1069 confiée à l'abbaye Ste Croix de Quimperlé dont elle devint un prieuré. Plus tard, au XIV ème siècle, ce prieuré subit la règle commune et fut régi par un abbé commandataire.
C'est, semble-t-il à l'époque de la Consécration de la France à la Vierge Marie (voeu de Louis XIII), au XVII ème siècle, que Lotivy devint « Notre Dame de Lotivy. »
Lors du pillage des Anglais en 1746, Lotivy subit les mêmes déprédations que les autres églises. Concurrencée par l'église de St Pierre, elle fut sacrifiée pour les réparations. La tourmente révolutionnaire de 1795 s'abattit sur une chapelle en mauvais état et en acheva la ruine. Les troupes occupant le Fort Penthièvre se chauffèrent avec sa charpente et ses boiseries.
La chapelle resta dans cet état toute la première moitié du XIX ème siècle, jusqu'à l'intervention en 1844, d'une pieuse habitante de Kerhostin : Marie Françoise Sonnic, qui aurait entendu la Vierge lui demander de faire rebâtir la chapelle... Nombreux furent ceux qui la crurent. L'enthousiasme populaire aidant, et sous l'impulsion du Père Le Toullec, la chapelle fut rapidement reconstruite. Le premier pardon fut célébré en septembre 1845.
Le toit n'était que de chaume. Il fut refait en ardoises en 1870.
Le Calvaire situé dans l'enclos est celui de l'ancien cimetière qui entourait la chapelle. On le supprima vers 1871 pour tracer la route de Kerhostin.
Le 1 er décembre 1915, la foudre endommage le clocher, entraînant la cloche dans sa chute. Une partie de la toiture de la chapelle ne fut pas épargnée.
Lors des réparations, le clocher a été surélevé et la sacristie agrandie.
Le petit édifice qui abrite la fontaine (au bout du chemin) date de la fin du XVII ème siècle.
Les pardons se déroulent tous les ans, au début de Septembre. Les Quiberonnais demeurent très attachés à N.D. de Lotivy. Par son intercession, de nombreuses grâces sont obtenues, comme en témoignent les ex-voto.
 St IVY (Statuette à gauche du choeur)
Originaire de Holy Island (Northumberland) sur la côte orientale anglaise, il serait le dernier saint venant de Grande Bretagne qui, chassé par les Saxons, aurait cherché refuge en Armorique.
Ayant abordé à Trébeurden (Côtes du Nord), il se serait installé à Loguivy-Plougras, puis à Pontivy et à St Ivy : agglomérations qui tirent leur nom du sien.
C'est sans soute à la suite d'une confusion avec Divy (David) qu'il est honoré ici.
Biblio: - Les établissements religieux de
St Pierre Quiberon,
Par Alfred Le Quer.
- Quiberon presqu'île, par Claude Dervenn |